À propos – version pratico-pratique

La Tournure, c’est:

…une coopérative de solidarité sans but lucratif composée de 200 membres

…trois champs d’action: l’édition de zines et de livres (poésie, fragments, autofiction), l’organisation d’événements littéraires innovants et la réalisation de projets communautaires.

…un des maillons d’une chaîne du livre alternative. La Tournure distribue ses livres dans quatre régions du Québec (Montréal, Québec, Bas-Saint-Laurent et Estrie) sans recourir aux grands distributeurs, ce qui lui permet de mieux rémunérer ses auteur-e-s: un minimum de 21% du prix de vente des livres est remis aux auteur-e-s, comparativement à la norme admise de 10% dans le milieu. Les livres de la Tournure sont uniquement disponibles dans des librairies indépendantes, des marchés publics et sur le site Le Pressier.

…un modèle éditorial pluriel et patient. La Tournure préfère parler d’accompagnement littéraire plutôt que de direction littéraire. Les manuscrits sont sélectionnés par un comité de décision pour être ensuite commentés par un comité de lecture formé de membres et de non membres. Par après, un-e accompagnateur-trice travaille le texte avec l’auteur-e sur une longue période. Les membres actifs qui le décident peuvent devenir accompagnateurs-trices.

À propos – version ruisselante

La Tournure nait du désir de créer une communauté solidaire gravitant autour de la coopérative. Les membres lecteurs-trices, poètes, écrivain-e-s, travailleur-se-s et de soutien conçoivent ensemble des livres responsables.

La création, tout comme la lecture consciencieuse, lui apparaissent comme des actes de résistance dans un monde qui a toutes les allures d’une habitude à la fugacité. La coopérative et la poésie sont ces espaces de rencontre et de foisonnement.

La Tournure prend le pari de la proximité, là où les pupilles se dilatent dans le noir. Car il ne s’agit pas de bien voir, peut-être seulement d’un peu mieux se reconnaître.

Nos livres seront autant d’effusions pour mieux céder à la poésie: celle des mots, celle des images et des corps. Ces livres tenteront l’étreinte. Car on nous a dit que l’étreinte poétique, comme l’étreinte de chair, tant qu’elle dure, défend toute échappée sur la misère du monde*.

Parallèlement, la Tournure complote quelques manigances visant à poétiser la ville et la communauté en son quotidien.

*André Breton