LES ÉDITIONS DE LA TOURNURE Coopérative de Solidarité

LES ÉDITIONS DE LA TOURNURE

Ligne éditoriale : l’étreinte

La Tournure naît du désir de créer une communauté solidaire gravitant autour de la coopérative. Les membres lecteurs-trices, poètes, écrivain-e-s, travailleur-se-s et de soutien conçoivent ensemble des livres responsables.

La création, tout comme la lecture consciencieuse, lui apparaissent comme des actes de résistance. La coopérative et la poésie sont ces espaces de rencontre et de foisonnement.

La Tournure prend le pari de la proximité, là où les pupilles se dilatent dans le noir. Car il ne s’agit pas de bien voir, peut-être seulement d’un peu mieux se reconnaître.

Nos livres seront autant d’effusions pour mieux céder à la poésie: celle des mots et images, de même celle des corps et des souffles qui les prolongent.

Ces livres, chacun à leur manière, tenteront l’étreinte. Lyrisme bienvenue, car on nous a dit que l’étreinte poétique, comme l’étreinte de chair, tant qu’elle dure, défend toute échappée sur la misère du monde*.

L’étreinte est celle qui lie et qui, irrémédiablement, se brise, puis se renouvelle ou s’éteint, selon les humeurs et les élans romanesques, selon les dires et les yeux qui s’appellent ou se repoussent, célébrant l’amour-haine qui partout revendique sa place; elle explore l’intime et le politique qui s’y conjugue, la singularité comme le groupe, la banalité autant que le spectaculaire, car elle frôle à la fois la fragilité, le minuscule, que le percutant, l’audacieux, le mirage pour lequel il suffit de succomber. De rage, d’érotisme, de frivolité, de sérieux, d’amitié, de paysage, l’étreinte se déclinera en ses nombreuses mailles, créant un essaim, une mosaïque généreuse dans laquelle il est tout à propos de se perdre, s’y retrouvant peut-être.

Parallèlement, la Tournure complote quelques manigances visant à poétiser la ville et la communauté en son quotidien.

*André Breton