Réédition augmentée de D’espoir de mourir maigre suivi d’une Poétique de l’économie.

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Pour entendre et voir lire Charles Dionne Poétique de l’économie:

D’espoir de mourir maigre, Charles Dionne, 2014

2008-09-25 19.34.47


piétiner le flâneur avant qu’il ne se réveille
l’étouffer de viennoiseries de cafés au lait et de sushis
l’étouffer d’une archive de fond de gorge
        pour lui embaumer le visage
                 et l’étaler en vitrine
      pour libérer les rues
et laisser passer les voitures

Extrait de la critique par Hugo Beauchemin-Lachapelle, Les méconnus, 8 janvier 2014

« En effet, Dionne aborde de front le mal de vivre contemporain à travers l’exploration de cet univers « décollé de la rétine » comme l’écrivait Miron. Le poète le décline en plusieurs nuances de gris en dépeignant une existence comprimée dans les  « labyrinthes de béton » et la « bourgeoisie d’asphalte », où « construire un quatrième étage sur un bungalow » permet de « se rapprocher du ciel ». (…) Mais tout n’est pas noir dans D’espoir de mourir maigre. L’espoir existe bien : il existe à travers l’étreinte qui fait office de ligne éditoriale pour La tournure. « Cette espérance des peaux pathétiques qui toujours louchent pour se rencontrer », selon la riche périphrase dans la postface du recueil, on l’entrevoit ici dans l’« espace infini d’une bouteille de Jameson / où se rencontrent nos corps ».