LES ÉDITIONS DE LA TOURNURE Coopérative de Solidarité

LES ÉDITIONS DE LA TOURNURE

Son corps parlait pour ne pas mourir

Où est donc la limite de notre chair quand on embrasse le monde ?
Des blessures ouvrent les brèches nécessaires pour que les étreintes soient sutures, un nouveau lien autrement moins étouffant.

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je fais partie de ceux
qui traînent leur enfance
comme on traînerait
du sol
une lourde montgolfière

qui tentent inlassablement de rattraaper
            le galet jeté à l’eau
mais qui souffrent d’une peur
viscérale
de la mer

Lire la critique  de la Recrue.net

Avec une parole ouvrageant la blessure, Symon Henry, dans Son corps parlait pour ne pas mourir, dévoile les mythes de l’enfance perdue et libère les mots comme autant de fils d’une histoire à découdre. On dit du verbe découdre qu’il est à la chasse une blessure au ventre qui inflige une longue déchirure… Si réelle est l’histoire tant il faudra lui tendre des pièges imaginaires pour saisir l’innommable et, par la salive salvatrice du crachat, abandonner le glaive pour « enfin passer à autre chose. »…

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Symon Henry travaille sur différents projets abordant la création (composition, interprétation, improvisation), la réflexion esthétique et la poésie. Il s’intéresse tout particulièrement aux frontières entre le musical et d’autres formes d’art telles que le théâtre, l’installation ou la performance, entre autres avec le collectif Projet K, dont il est membre fondateur. Son premier recueil de poésie, son corps parlait pour ne pas mourir, ainsi que son premier livre de partitions graphiques, voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire, sont parus en 2016 aux Éditions de la Tournure. Son travail visuel a fait l’objet d’une première exposition en galerie au printemps de la même année, chez Gham & Dafe (Montréal) ainsi qu’au Palazzo Ducale di Lucca (Italie).

Pour entendre et voir lire Symon Henry: